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Saison hiver 2018-2019 : du chevaine mais pas que

Avec ce temps de cochon pour un mois de mai, il me revient que je n’ai pas fait de bilan de ma saison hivernale. Cet hiver n’aura, ma foi, pas été trop mauvais du point de vue pêche même si plus court que prévu.

J’ai entamé l’hiver dernier alors que les crues faisaient rage, en recherchant spécifiquement le gros gardon, au pain et au waggler dans des secteurs typique de concentration en période froide, surtout en cas de crue. Ce genre de secteurs, j’y ai pêché des dizaines et des dizaines de fois à l’époque où j’appréciais poser une station et déboiter à longueur d’après-midi. La pêche à l’époque était quand même bien différente avec des bourriches de brêmes impressionnantes qui ont maintenant disparues, 15 ans plus tard. Elles ont été remplacées, avantageusement à mon goût, par de bien belles pêches de gardons.

J’ai eu beaucoup de chance dès ma première tentative. Le bon endroit, j’y étais, je le savais, mais le bon moment, ce n’est jamais facile quand on n’a que 4h par semaine. Il faisait super froid, les arbres étaient blancs de givre, les anneaux étaient gelés et la Moselle très haute. J’ai passé une belle séance mais très frustrante car même si le résultat valait largement le coup avec 5 kg de gardons en 10 poissons, j’ai raté énormément de touches et j’ai subi beaucoup de décrochés. J’aurais pu faire la pêche de gardons de ma vie probablement, n’ayant au final capturé de 30% des touches. La cause ? Le matériel. Je pensais au début que c’était lié au gel dans les anneaux qui réduisait fortement le contact pour le ferrage puis pendant le combat mais des essais hors gel ont démontré que j’avais le même problème. Il s’agit en fait d’un problème de canne qui est bien trop puissante et bien trop parabolique. Une action de pointe est primordiale. On apprend toujours de ses erreurs. Depuis, je me suis ré-équipé en prévision des prochaines opportunités.

Je n’ai pas beaucoup de photos à montrer de cette pêche, non pas que je n’ai pas immortalisé la scène, notamment du plus joli de la session à 710g, mais plutôt que je préfère garder cette pêche pour moi. La dernière des choses que j’ai envie de voir c’est des compétiteurs en rangs d’oignons venus « s’entrainer » et pourrir la relative facilité de ces poissons si rares.

Ensuite, la crue s’en est allée et avec elle les gardons sont devenus beaucoup plus difficiles. J’ai donc switché sur le fil rouge habituel de mes hivers halieutiques : le chevesne.

J’ai redécouvert le secteur de Bousse et la pêche fut plutôt bonne. Je ne crois pas avoir été capot. Au minimum je prenais un poisson et jusqu’à une petite dizaine les jours d’euphorie. J’ai habituellement pêché au feeder, au pain bien entendu. J’apprécie beaucoup cette méthode, de plus en plus. Elle détrône un peu la longue coulée qui ne rapporte pas toujours les meilleurs résultats sur des poissons plus gros, plus fainéants et plus apathiques dans les eaux froides.

J’ai quand même fait une superbe session à la longue coulée avec 8 poissons en 2h. Pas des monstres mais sur matériel équilibré, ils furent bien appréciés.

J’ai également, comme tous les ans, parcouru le secteur d’Ay-sur-Moselle, d’Hauconcourt et jussqu’au nord de Metz, trempant ici et là un bout de pain, esche de tous les superlatifs. Je n’ai pas été visité par les carpes cette année

On est rapidement arrivé fin février et le grand oiseau de fer m’a ramené en Afrique où j’ai eu la chance de faire un retour gagnant sur les perches d’Ouganda.

A mon retour, début mars, la pêche en métropole m’a semblé tout d’un coup bien fade. Je me suis abstenu jusqu’à ce que l’envie me reprenne, mais là, c’était déjà le printemps au calendrier… l’histoire, ce sera donc pour plus tard.

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