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Saison printemps 2019 : refait sur les tanches

Cette année, j’ai décidé de faire le forcing pour tenter, après plusieurs années de disette, une vraie belle saison sur la tanche. J’ai même pris une carte dans une gravière privée pour être honnête mais finalement toute ma pêche aura été faite dans le public.

Mais ici en Lorraine, les tanches se réveillent en fin de printemps, du moins dans les eaux que j’ai l’habitude de pêcher. Je ne les tente jamais avant mi-mai. Avant cette mi-mai, j’ai été un peu absent et puis j’ai été voir si les gros gardons de l’hiver étaient encore prenables au pain. Ils ne l’étaient pas lors de mes quelques tentatives. Seuls des sujets modestes furent capturés. Par contre, sur mon dernier essai, j’ai eu la chance de toucher un gros rotengle.

PB Rudd

Je suppose qu’il y a possibilité de cibler spécifiquement cette espèce à cette époque mais je n’ai pas eu le temps d’approfondir. Je vais sans doute m’y atteler l’année prochaine. C’est une question d’équilibre entre saison, température et niveau d’eau qui produit soit des gardons, soit des rotengles, soit des miettes. C’est vraiment intéressant de se casser la tête à tenter de croiser tous ces paramètres. Concernant la technique, je ne pense pas qu’on puisse faire mieux que le waggler, ces poissons restant hors de portée de la grande canne et répondant bien mieux à une esche descendant doucement la colonne d’eau qu’une esche ancrée au fond à côté d’un feeder.

Vers la fin avril jusqu’à début mai, une petite vague de froid après un premier réchauffement printanier a tout mis parterre. Le succès s’est fait attendre. Mais ensuite, quand tout a commencé, ce fut probablement ma plus belle saison à la tanche depuis de nombreuses années avec des pêches courtes, ciblées, simples et délicates… pures en fait. A part quelques poissons annexes, j’ai pu être très spécifique.

Un carassin qui ne se montre qu’au dernier moment devant l’épuisette, me laissant penser à ma première tanche de l’année jusqu’au dernier moment

La tactique, je l’ai déjà exposée, consiste à amorcer la veille au soir pour une pêche à l’aube ou alors à amorcer en début d’après-midi pour une pêche au crépuscule. J’ai pêché au waggler exclusivement, sous le scion de ma canne, à 2m du bord, ma silhouette étant bien en retrait de la berge. L’eau était bien moins claire que les années passées et j’ai peu pêché à vue finalement si ce n’est en repérant parfois une silhouette encourageante ou en voyant remonter un chapelet de bulles très fines synonyme d’action imminente.

Sale journée au final avec seulement au tapis la moitié des poisson touchés

Mon amorçage consistait, dans un premier temps, à laisser tomber complètement les farines afin de limiter les nuisibles (chats, gobies). Je me suis concentré sur des graines (chènevis, maïs voir blé), des bouillettes, du Frolic et des pellets.

Les aubes chaudes, couvertes et pluvieuses sont, sans aucun doute, les meilleures pour la tanche
Pas la peine de lancer. On dépose en souplesse dans la mêlée.

J’ai perdu beaucoup de poissons. Je dirais que j’ai perdu probablement 25 voire 30% des tanches que j’ai touchées. C’est très délicat d’équilibrer parfaitement le matériel entre la discrétion impérative et la solidité nécessaire à l’extraction du poisson des herbiers. J’ai bien entendu procéder à un entretien régulier du poste avec un grappin, de manière à maintenir une tranchée libre dans les herbiers. En tous cas j’ai rapidement abandonné le 12°° (3 lbs) pour passer en 14°° (4 lbs). Malgré ça, il y a eu encore quelques pertes. Je pense aussi que j’ai touché des carpes… perdues également évidement.

Une population naturelle et saine avec une belle répartition de mâles et de femelles de classes d’ages bien réparties

La fin du printemps calendaire, fin juin, a correspondu à la fin de cette pêche. Ayant fait le tour de la question et ayant eu du succès à chaque fois (sauf un seul capot), j’ai décidé d’arrêter. Variety is the spice of life. Avec la canicule actuelle, la pêche fut plutôt mauvaise pour mon retour en rivière. J’ai quelques idées en tête tant pour des essais sur de nouveaux secteurs que pour des retours sur des secteurs laissés de côté depuis quelques années.

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